Septicémie après une opération

Vous êtes victime d’une erreur médicale, d’une infection nosocomiale, d’une affection iatrogène ou d’un accident médical ? L’Association d’Aide à l’Indemnisation des Victimes de France AIVF met à disposition cet espace afin de permettre à chaque victime de déposer facilement un dossier auprès de la CRCI soit toute seule, soit accompagnée d’un professionnel (expert ou avocat).

Permanence : posez votre question en cliquant sur la photo.  Réponse dans la journée.

Questions de victimes concernant la septicémie après une opération

Essentiel à retenir

  1. Définition et gravité. La septicémie après une opération est une infection généralisée grave causée par la propagation de bactéries dans le sang. Après une opération, elle résulte souvent d’une complication infectieuse postopératoire. Elle peut mettre en jeu le pronostic vital et laisser des séquelles lourdes.
  2. Causes principales après une chirurgie. Elle survient généralement par contamination de la plaie opératoire, utilisation de dispositifs invasifs (sondes, cathéters), ou défaut d’asepsie. Les patients fragilisés (immunodépression, pathologies chroniques) présentent un risque accru.
  3. Statistiques en France. Chaque année, environ 4 à 7 % des patients hospitalisés développent une infection nosocomiale. Parmi elles, certaines évoluent vers une septicémie. Environ 4 000 décès par an seraient liés directement aux infections nosocomiales graves.
  4. Lien avec l’infection nosocomiale. Lorsque survient une septicémie après une opération en milieu hospitalier, elle est souvent qualifiée d’infection nosocomiale. La responsabilité de l’établissement peut être engagée, sauf cas de force majeure ou cause étrangère.
  5. Indemnisation et recours. La victime peut saisir la CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation). Selon la gravité (taux d’AIPP ≥ 24 %), l’ONIAM indemnise au titre de la solidarité nationale. Si le taux est inférieur, c’est généralement l’assurance de l’hôpital ou du praticien qui intervient. L’assistance d’un avocat spécialisé en dommage corporel est fortement recommandée.

Question 1 Demande d'indemnisation suite à une septicémie après une opération du tibia

Mon mari a subi une opération du tibia à l'hôpital de la ville et il a attrapé cinq microbes au bloc. Puis, il a fait une septicémie et depuis, il a dû subir une greffe. Pendant des mois, il a eu des soins infirmiers tous les jours et encore auourd'hui (7 mois depuis l'opération), il n'arrive pas à marcher. Il a besoin d'une aide constante pour se déplacer. Nous avons saisi la CCI et envoyé une demande avec un dossier et le formulaire. J'aimerais avoir des renseignements concernant toutes les démarches à entreprendre pour obtenir une indemnisation d'une septicémie après une opération

Réponse d'un avocat.

Votre mari a en effet subi une septicémie grave après son opération. Cette complication entre dans le cadre d’une infection nosocomiale. En droit, l’hôpital est responsable sauf preuve d’une cause étrangère.

Vous avez bien fait de saisir la CCI. Cette procédure est gratuite et permet d’obtenir une expertise médicale également gratuite. L’expert analysera le lien entre l’infection et l’hospitalisation. Il fixera aussi les séquelles permanentes, exprimées en taux d’AIPP.

Deux scénarios sont possibles. Si le taux d’AIPP atteint ou dépasse 25 %, l’ONIAM indemnisera au titre de la solidarité nationale. Si ce seuil n’est pas atteint mais que la responsabilité de l’hôpital est retenue, son assurance devra indemniser votre mari.

Vous devez rassembler tous les éléments médicaux du dossier médical. Comptes rendus opératoires, suivis infirmiers, arrêts de travail, justificatifs des dépenses et témoignages. Ces pièces permettront de démontrer l’étendue du préjudice selon la nomenclature Dintilhac (souffrances, aide humaine, perte de revenus, incidence professionnelle, préjudice moral, etc.).

Enfin, je vous recommande de vous faire assister par un avocat et, si possible, par un médecin-conseil de victimes. Ils défendront vos intérêts lors de l’expertise et pendant la phase de négociation avec l’ONIAM ou l’assureur de l’hôpital.

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